
Une presqu’île, aux confins d’un pays du Nord. C’est là que vit la famille Haarder, dans un isolement total. Jens a hérité de son père la passion des arbres, et surtout du liquide précieux qui coule dans leurs veines – la résine, aux capacités de préservation étonnantes. Alors que le malheur ne cesse de frapper à la porte des Haarder, Jens, obsédé par l’idée de protéger sa famille contre le monde extérieur qui n’est pour lui que danger et hostilité, va peu à peu se barricader, bâtir autour de la maison une véritable forteresse, composée d’un capharnaüm d’objets trouvés ou mis au rebut, et séquestrer sa femme et sa fille. Du fond de la benne où il l’a confinée, Liv observe son père sombrer dans la folie – mais l’amour aveugle qu’elle lui porte va faire d’elle la complice de ses actes de plus en plus barbares, jusqu’au point de non-retour.
Il y a des moments où on enchaine les bonnes lectures, des fois ce sont les mauvaises et c’est triste, mais là, paf, j’étais pile dans une série de lectures tops ! Nous sommes dans un huis-clos familial, un drame, on suit une famille les Haarder, et cette famille de menuisiers nordiques, une famille qui semble normale de prime abord, va se montrer à nous, grâce à la plume d’Ann Riel sous un jour malsain et glauque. Et petit à petit, au fil des pages, c’est de pire en pire ! C’est un roman court mais coup de poing que j’ai beaucoup apprécié.
